Secteur clé de la vie économique du Cameroun, le  maillon portuaire représente la principale  interface des échanges commerciaux de notre pays avec l’extérieur.

En effet, 95% du volume du commerce extérieur du Cameroun transite par les ports de Douala, Kribi, et Limbé, conférant ainsi à ce secteur un rôle central dans la marche du Cameroun vers l’émergence.

Pour s’assurer de la contribution du secteur portuaire à l’atteinte de cet objectif d’émergence, l’Etat du Cameroun, au  terme de la loi n° 98/021 du 24 décembre 1998, portant organisation du secteur portuaire, a conféré à l’APN, Régulateur et superviseur de ce secteur, les missions de suivi des performances portuaires et de mise en place d’une banque de données d’exploitation.

C’est dans ce cadre que l’APN a entrepris à travers « le secteur portuaire en chiffres », d’analyser le comportement des différents courants de trafic qui ont été traités dans les ports Camerounais au cours de l’année 2016 et celui des professionnels portuaires (acconiers et consignataires) qui ont contribué au passage des marchandises au port de Douala en 2016.

Sur le plan international, l’économie mondiale est restée en 2013 comme en 2014 fragile et inégale. En 2013, elle a été vigoureuse dans les pays émergents et aux Etats-Unis ; et à contrario en 2014, hormis les Etats-Unis, la tendance s’est inversée ; l’accélération de la croissance est observée dans les économies avancées portées par les Etats-Unis, tandis que l’on observait un ralentissement dans les pays émergents et en développement. Ces deux années (2013 ; 2014) sont caractérisées par des taux de croissance identiques ; 3,4%.

Sur le plan national, pour ce qui est de l’année 2013 elle a été considérée comme bonne par le FMI qui a tablé sur un taux de croissance du PIB réel de 5,5%. En 2014, la même institution a estimé le taux de croissance du pays à 5,3% et a souligné que c’est une bonne performance pour le Cameroun lorsqu’on compare cette croissance aux autres pays dans un contexte international peu porteur.

En dépit des résultats plus ou moins mitigés sur le plan international au cours des années 2013 et 2014, l’on note un raffermissement de l’activité dans les ports camerounais. En effet, c’est en 2013 que le trafic marchandises traité dans les ports camerounais dépasse pour la première fois la barre des 10.000.000 tonnes. Tout en décélérant, cette progression a continué en 2014(+2,6%) pour un trafic estimé à 10.867.688 tonnes contre 10.592.021 tonnes en 2013.

Quant à la structure du trafic par type de navigation, les années 2013 et 2014 n’ont pas échappé à la règle générale, c’est-à-dire un peu plus de 90% pour le trafic au long cours et moins de 1% pour la navigation locale, correspondant alors en 2014 et 2013 à des trafics respectifs de 10.791.717 tonnes et 10.546.668 tonnes pour le trafic au long cours et seulement 75.971 tonnes et 87.853 tonnes pour le trafic local.  

Par grands courants, bien que pour la première fois la structure du trafic import/export  s’est déplacée en 2012 au profit des exportations dont la part relative dans le trafic global est passée de 26,1% en 2011 à 27,1% en 2012, cette structure est restée en 2013 et en 2014 dans la même configuration que les années antérieures, c’est-à-dire environ ¾ en importations et ¼ en exportations. Cette répartition correspond en 2013 à un trafic import de 7.899.355 tonnes et de 8.154.068 tonnes en 2014. Les exportations quant à elles sont chiffrées respectivement à 2.692.666 tonnes et 2.713.620 tonnes en 2013 et 2014.

En 2013, corrélativement  à un trafic marchandises en hausse le nombre de navires est en légère hausse (+2,5%), soit 4.733 navires contre 4.618 navires en 2012. Dans le même temps, ce nombre a fortement régressé (-28,5%) en 2014 pour se situer à 3.384 navires ; évolution plus ou moins justifiée cette année par la congestion qui  sévit au port de Douala. Telles sont les grandes tendances de l’activité portuaire au Cameroun au cours des années 2013 et 2014.